La structure des âges (ou pyramide des âges) d’un pays peut donner des indications sur la configuration de sa population et ses changements démographiques. Le changement démographique aujourd’hui en cours au Luxembourg mais aussi dans de nombreux autres pays joue un rôle déterminant pour la compréhension des difficultés et opportunités actuelles et futures auxquelles sont confrontées les jeunes en particulier. Il constitue un élément de contexte fondamental pour le fait de grandir et la transition des jeunes vers l’âge adulte (Université du Luxembourg & MENJE, 2021). Par exemple, dans de nombreux pays, la part manifestement croissante des personnes âgées dans la population totale peut devenir un fardeau pour les systèmes sociaux et réduire les ressources disponibles pour les jeunes (Institut fédéral allemand de recherche démographique [BiB], 2024). En outre, la structure des âges d’un pays peut avoir des conséquences pour ses ressources éducatives, son marché du travail, les perspectives professionnelles de ses jeunes ainsi que sa compétitivité (McKinsey & Company, 2022).
La structure des âges des pays influe également sur leurs agendas et mesures politiques. On admet en effet, d’une part, que les jeunes, en tant que bénéficiaires de certaines prestations, ont des besoins déterminés ; mais d’autre part, que ces mêmes jeunes se fixent souvent des priorités différentes de la génération de leurs parents (Pew Research Center, 2019). On voit dès lors que la structure démographique a des répercussions sur de nombreux domaines de la vie.
La taille de la population et la structure des âges sont déterminées essentiellement par les relations entre le nombre des naissances et des décès, ainsi que par les mouvements migratoires (Bujard, 2022). Sur la durée, ces facteurs peuvent créer des effets considérables : ainsi, le recul des naissances que l’on observe au Luxembourg pourrait, à terme, contribuer à un vieillissement croissant de la population.
La transformation démographique, qui se manifeste également par une modification du rapport entre la population active et non active, peut compromettre le bon fonctionnement des systèmes de sécurité sociale et de retraite. On peut citer à cet égard l’exemple d’une charge accrue pesant sur la jeune génération pour le financement des pensions de retraite.