L’analyse débute par un récapitulatif des points de vue subjectifs des jeunes interrogés sur le potentiel des médias numériques et les défis qu’ils impliquent dans l’enseignement. Elle accorde une attention particulière aux témoignages recueillis auprès des classes dites « iPad », dans lesquelles les cours sont marqués par une utilisation individuelle de tablettes fournies par l’établissement scolaire. Ces témoignages révèlent comment les appareils numériques offrent une nouvelle manière d’accéder aux contenus éducatifs et comment ceux-ci modifient le quotidien et les structures scolaires. Plusieurs aspects, que les jeunes interrogés perçoivent comme une véritable valeur ajoutée dans leur quotidien scolaire, ressortent immédiatement.
Valeur ajoutée perçue de l’utilisation de la tablette
Amélie (20 ans), élève d’une classe de formation professionnelle, décrit l’environnement pédagogique numérique sur sa tablette comme étant très utile dans la mesure où celui-ci l’aide à rester organisée et à garder une vue d’ensemble de ses documents et devoirs. Elle insiste notamment sur la possibilité d’enregistrer les supports pédagogiques de manière centralisée, de les organiser de manière structurée et de les « retrouver rapidement » en cas de besoin. Selon elle, cela facilite l’organisation de son apprentissage et réduit la charge de travail qu’elle avait autrefois avec des outils de travail traditionnels. Amélie évoque également la possibilité de rechercher des informations sur internet en autonomie. Elle décrit cette option comme très utile, cette dernière lui permettant d’aller au-delà de ce qui est enseigné en classe : « Ech fannen, et léiert een och am Internet, kann een awer da siche goen. »3
Was ist die one2one-Strategie?
Le dispositif one2one est une initiative commune du Service de Coordination de la Recherche et de l’Innovation pédagogiques et technologiques (SCRIPT), du Centre de gestion informatique de l’éducation (CGIE) et de l’Institut de formation de l’Éducation nationale (IFEN). Depuis l’année scolaire 2018/19, les établissements secondaires au Luxembourg qui souhaitent participer à cette stratégie de numérisation peuvent faire une demande auprès du ministère de l’Éducation nationale afin d’obtenir des tablettes pour leurs élèves. Le dispositif one2one prévoit alors que chaque élève de l’enseignement secondaire reçoive, dans le cadre d’un système de location (50 euros par année scolaire, avec possibilité de réduction des coûts), une tablette personnelle dotée des logiciels nécessaires à l’enseignement de toutes les matières. L’un des objectifs principaux de ce dispositif one2one consiste à améliorer les conditions techniques pour l’acquisition de compétences numériques au sein des écoles et, par conséquent, à améliorer l’éducation aux médias pour l’ensemble des élèves. L’organisation concrète de l’utilisation des tablettes relève de la responsabilité individuelle des écoles.
À ce jour, un peu moins de la moitié des personnes interrogées dans le cadre de l’enquête Youth Survey Luxembourg ont accès à une tablette mise à disposition par leur école (cf. Chapitre 5 et Milmeister & Baumann, 2021).
Cette déclaration évoque une forme d’apprentissage autodirigé, également décrite par d’autres jeunes. Les tablettes leur ouvrent de nouvelles portes, leur permettent de trouver des réponses à leurs questions et de compléter les connaissances que leur fournissent leurs manuels scolaires. Les affirmations allant dans ce sens constituent des indices démontrant que les médias numériques procurent à certains jeunes un sentiment d’indépendance et d’autonomie vis-à-vis de leur processus d’apprentissage.
Amélie s’intéresse en outre à la dimension écologique de l’utilisation de la tablette. Elle considère en effet la réduction de la consommation de papier comme avantageuse : elle simplifie le quotidien et favorise une utilisation plus durable des ressources. « Dat heescht, mir haten awer gott sei dank ëmmer den iPad, wat méi einfach ass wéi elo zum Beispill 300 Blieder, en plus dann sinn et manner Bliederverschwendung an esou fir d’Ëmwelt ass et gutt. »4 Des réflexions similaires se retrouvent également dans certains autres entretiens. Celles-ci suggèrent que le recours aux médias numériques ne fait pas uniquement l’objet d’une réflexion pragmatique, mais qu’il est aussi parfois évalué sous l’angle de critères normatifs. Dans ce cas, l’utilité personnelle est associée à une contribution positive à la protection de l’environnement, un aspect jusqu’ici traité de manière plutôt marginale dans le débat sur la numérisation dans un cadre pédagogique, mais qui joue un rôle certain dans l’opinion de certains jeunes.
D’autres jeunes, comme Marc (17 ans) et Max (18 ans), tous deux élèves de l’enseignement secondaire classique, mentionnent également le caractère polyvalent de la tablette dans le quotidien scolaire. Ils mettent notamment en avant la mobilité et la disponibilité permanente de l’appareil, qui leur permet de travailler de manière flexible dans différents contextes d’apprentissage, tels que les travaux de groupe, les temps de travail libre ou la révision autonome du contenu abordé en classe. Max indique qu’il utilise parfois sa tablette pendant les pauses pour faire des recherches supplémentaires sur des sujets abordés en classe et pour les approfondir de manière autonome : « Ich suche zum Beispiel Informationen über bestimmte Geschichtsthemen nach »5. (Max, 18 ans) Son témoignage révèle que l’appareil ne constitue pas uniquement un moyen de réaliser certaines tâches mais qu’il sert aussi à poursuivre des intérêts individuels dans le cadre scolaire.
Marc (17 ans) raconte qu’il utilise régulièrement sa tablette sur le trajet de l’école pour lire des textes numériques : « Ja, ich lese wirklich viel auf dem Tablet »6. Il apparaît clairement à travers ce récit que le processus d’apprentissage scolaire se prolonge dans la vie quotidienne extrascolaire grâce à la technologie, en l’occurrence sous la forme d’une lecture choisie individuellement par l’élève pendant les trajets. Ces deux témoignages attestent d’une certaine intégration des pratiques d’apprentissage numériques dans des situations ancrées dans le quotidien et peuvent en outre être interprétés comme des indices d’une imbrication croissante des contextes d’apprentissage formels et informels. Les jeunes ont recours à la tablette de manière ponctuelle, lorsqu’ils en ressentent le besoin, pour approfondir ou poursuivre leur apprentissage, et ce, en dehors des heures de cours habituelles. Les appareils numériques apparaissent ainsi non seulement comme des outils intégrés à l’enseignement, mais aussi comme des ressources utilisables individuellement qui créent alors un espace d’apprentissage élargi.
Pour Tom (15 ans), élève de l’enseignement secondaire général, le principal avantage de la tablette est qu’il n’oublie plus son matériel scolaire depuis qu’il en dispose. Le regroupement sous forme numérique de ses livres et cahiers simplifie son organisation personnelle et réduit du même coup le risque de conflits avec ses enseignants et enseignantes : « Mäin iPad vergiessen ech net. Meng Hefter, meng Bicher, wann ech eng Kéier vergiessen eent anzepaaken, dann kréien ech en oubli an um iPad geet dat halt net, well s du däin iPad dann dobäi hues »7 (Tom, 15 ans).
Lors d’autres entretiens, l’utilisation pratique au quotidien de cet équipement numérique est également jugée positive, notamment en ce qui concerne l’allègement de la charge physique. Plusieurs jeunes affirment que la suppression des livres lourds leur apporte un soulagement concret. Emma (22 ans), élève d’une classe de la voie de préparation, déclare ainsi : « Ech hu vill Problemer mam Réck […]. Dunn hunn ech gesot, okay dann huelen ech den iPad. »8 Son témoignage démontre que le choix de l’appareil numérique n’a pas uniquement été motivé par des raisons d’organisation pédagogique, mais aussi par des arguments liés à la santé. Pour elle, l’utilisation de la tablette représente une réponse pragmatique à certaines limitations physiques. Cette argumentation attire également l’attention sur un aspect resté, jusqu’à présent, plutôt en marge du débat en matière de politique éducative et de didactique des médias : ici, les médias numériques dans un contexte scolaire sont moins considérés comme un outil d’innovation pédagogique que comme un moyen de faciliter le quotidien et de diminuer la charge physique.
Certains des jeunes interrogés ont par ailleurs fait remarquer que l’utilisation des tablettes favorisait de nouvelles approches créatives d’apprentissage. Selon eux, les outils et les applications numériques rendent les cours plus stimulants et plus intéressants. Des applications ludiques telles que Kahoot ou Quizlet, des applications dédiées à certaines thématiques, par exemple pour les cours de géographie ou d’arts plastiques, ainsi que des outils interactifs permettant de réaliser des sondages à l’instar de Mentimeter ont été mentionnés. Ceux-ci sont réputés apporter une véritable valeur ajoutée, en particulier lorsqu’ils favorisent la participation active des élèves et offrent la possibilité de diversifier les parcours d’apprentissage.
Ce point rejoint par exemple l’avis de Clara (19 ans), élève dans un lycée classique, qui estime que les méthodes d’enseignement magistrales ne sont plus adaptées à notre époque : « Dat ass einfach net méi zäitgeméiss, dass de Proff vir steet an mir vun him ofschreiwen. »9 Selon elle, l’apprentissage scolaire devrait dans l’ensemble être davantage en phase avec les pratiques et les habitudes numériques des jeunes, et les médias numériques devraient être perçus comme une occasion de créer un enseignement plus participatif : « Ech fannen dat sollt och méi gefërdert ginn, dat Interaktiivt »10 (Clara, 19 ans). Cette opinion se retrouve également dans d’autres entretiens. Elle met en lumière le fait que les technologies numériques ne sont pas uniquement considérées comme une extension des formes d’enseignement existantes, mais aussi comme l’expression d’une culture d’apprentissage en mutation, qui remet en question les structures classiques.
Contraintes et défis identifiés liés à l’utilisation de la tablette
Parallèlement, l’enquête révèle que l’accès aux environnements d’apprentissage numériques est jugé soumis à de nombreuses conditions par certains jeunes.
Les plus jeunes, en particulier, font état de règles d’utilisation restrictives qui suscitent leur incompréhension. Sur les tablettes scolaires, notamment dans les niveaux inférieurs, la plupart des applications ne servant pas directement à l’enseignement, à savoir les réseaux sociaux tels qu’Instagram ou Snapchat ainsi que les services de streaming tels que Netflix, sont généralement désactivées. Du point de vue pédagogique, ces mesures visent à garantir un environnement propice à la concentration. Certains jeunes les perçoivent toutefois davantage comme une atteinte à leur autonomie. Elias (13 ans), également élève dans un lycée classique, évoque cette tension entre contrôle et autodétermination de la manière suivante : « Ech wéilt et méi selwer kënnen entscheeden, […] et gëtt emmer gekuckt, wat mir maachen. »11 D’autres, principalement des adolescents plus âgés, reconnaissent au contraire parfaitement la pertinence de telles restrictions, dans la mesure où celles-ci réduisent à leurs yeux le risque de distraction et contribuent à créer un climat d’apprentissage moins troublé. Ce constat est parfaitement illustré par les propos d’Amélie (20 ans), élève dans une classe de formation professionnelle : « Et dierf een net op Netflix, […] nëmme fir Schoul. Dofir fannen ech et perséinlech gutt »12, et de Tom (15 ans) : « Du hues Zougang op den Internet, also op Safari. Do sinn Youtube, Netflix an all déi Saachen si gespaart […] also et ass wierklech ageschränkt, mee gutt. »[1^13]
Les données révèlent par ailleurs que les passages d’une classe ou d’un établissement à un autre peuvent poser de nouveaux défis dans le contexte d’un apprentissage numérique. Beatriz (20 ans) raconte par exemple qu’après son changement d’école, celle-ci n’a pas reçu d’introduction aux outils numériques en place. Elle aurait apprécié la mise à disposition d’un tutoriel introductif ou que ses enseignants lui demandent si elle avait besoin d’aide pour utiliser cette nouvelle tablette : « Das heißt, ein Tutorial wäre gut oder vielleicht, wenn man neu in der Klasse ist, einmal vom Hauptlehrer gefragt zu werden : ‚Wer hat denn ne neue Tablete?‘ »14 Emma (22 ans) et Noah (19 ans) décrivent tous deux des expériences similaires. Leurs témoignages soulignent en effet que l’initiation systématique à l’utilisation des outils d’apprentissage numériques n’est pas toujours chose acquise dans tous les contextes scolaires et que les jeunes la considèrent comme une nécessité, notamment lorsque l’une ou l’un d’entre eux intègre une classe où les outils numériques sont déjà bien en place.
Quelques jeunes critiquent en outre le fait que l’intégration méthodologique et le temps alloué à l’utilisation des outils numériques dépendent fortement de la posture pédagogique et de l’affinité de leurs enseignants avec la technologie. Ces jeunes déplorent parallèlement le fait de disposer de possibilités limitées pour participer à la conception ou exprimer leur avis. Gabriel (23 ans) déclare à ce sujet : « Das hängt, glaube ich, von Klasse zu Klasse, von Lehrer zu Lehrer wieder mal ab. »15 Sophie (14 ans) et Tom (15 ans) partagent aussi le même avis. Leurs observations montrent ainsi que l’approche didactique vis-à-vis des médias numériques reste largement conditionnée par les préférences et les compétences individuelles du corps enseignant. L’intégration des médias numériques dans l’enseignement semble donc peu standardisée et fortement dépendre du contexte, en dépit des directives générales du dispositif one2one. Sophie déclare être déçue par cette façon de faire : « An ëm Enn leeft et dann dorobber eraus, dass mir guer net den iPad verwenden »16 (Sophie, 14 ans).
Les préférences individuelles des élèves en matière d’apprentissage jouent toutefois également un rôle important dans l’utilisation des médias numériques. Lucas (21 ans) se décrit par exemple comme un apprenant plutôt manuel qui privilégie naturellement l’écriture sur papier à l’usage d’outils numériques pour apprendre : « Ich schreibe das gerne nieder auf Blatt Papier […]. Ich brauchte meinen Classeur, ich brauchte meine Hefte, ich brauchte das einfach. »17 Yannick (23 ans) formule son rejet des formats numériques de manière encore plus explicite : « Ich unterstütze sowas nicht. Ich bin noch der Alte, ich wurde noch gelehrt, auf Papier zu schreiben. »18 De telles réactions mettent en lumière l’importance des parcours d’apprentissage individuels et des pratiques d’apprentissage intériorisées, qui influencent considérablement l’acceptation ou le rejet des formes d’apprentissage numériques par les jeunes. Il apparaît ainsi une forte hétérogénéité dans les préférences individuelles en matière d’apprentissage : tous les jeunes n’apprennent pas de la même manière. Il est donc nécessaire de proposer des formats d’apprentissage adaptés sur le plan pédagogique, afin de prendre en compte les différentes habitudes et les différents contextes et besoins.
Les témoignages recueillis font par ailleurs état d’obstacles infrastructurels : les performances insuffisantes des batteries, le manque de dispositifs pour recharger les appareils et la lenteur des connexions internet perturbent le quotidien scolaire. Tom (15 ans) résume la situation de la manière suivante : « Beim Sportslycée kritt een an zwou Sekonnen eng App erofgelueden, bei eis géif dat eng Véierelstonn daueren. »19 Gabriel (23 ans) rapporte que ce type de problème technique peut entraîner des conflits : « Dann entstehen oft Konflikte […], weil sowohl der Schüler recht hat mit der Batterieleistung als auch der Lehrer recht hat, wenn er möchte, dass die Schüler den Kurs auf dem iPad belegen können. »20
Enfin, les données mettent en lumière des barrières sociales et des restrictions d’accès concernant l’équipement numérique. Malgré un coût de location des tablettes relativement faible, environ 50 euros par an, l’accès à un tel appareil numérique ne semble pas être une évidence pour l’ensemble des jeunes. Liam (18 ans), qui a vécu pendant un temps dans une structure d’aide à l’enfance, confie par exemple qu’il ne lui était pas possible de payer la location en raison de difficultés financières : « Leider war es die Zeit finanziell für meine Eltern nicht sehr einfach, und darum konnten sie sich die iPad-Klasse nicht leisten. »21 De tels témoignages démontrent à quel point les conditions initiales peuvent rester inégales, même si des mesures standardisées en matière de numérisation sont mises en place dans les écoles. L’accès financier aux ressources d’apprentissage numériques représente donc aussi au Luxembourg une condition clé pour une participation numérique équitable.
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- 3
« Je trouve qu’on peut aussi apprendre grâce à internet, ça nous permet de faire des recherches nous-mêmes. »
- 4
« Autrement dit, nous avions Dieu merci toujours l’iPad avec nous, ce qui est bien plus pratique que de transporter 300 feuilles par exemple. Cela représente aussi moins de gaspillage de papier, ce qui est donc mieux pour l’environnement. »
- 5
« Je cherche par exemple des informations sur certains sujets d’histoire. »
- 6
« Oui, je lis vraiment beaucoup sur la tablette. »
- 7
« Je n’oublie pas mon iPad. Avec mes cahiers, mes livres, si j’oublie d’en mettre un dans mon sac, on me donne un avertissement, avec l’iPad, ça ne se produit pas, parce qu’on a tout simplement toujours son iPad avec soi. »
- 8
« J’ai beaucoup de problèmes de dos […]. Alors je me suis dit : OK, je vais prendre l’iPad. »
- 9
« Ce n’est tout simplement plus d’actualité que l’enseignant se tienne devant la classe et que nous copiions ce qu’il écrit au tableau. »
- 10
« Je trouve que l’interactivité devrait être davantage encouragée. »
- 11
« J’aimerais pouvoir décider plus souvent moi-même, […] on contrôle toujours tout ce qu’on fait. »
- 12
« On n’a pas accès à Netflix, […] seulement à ce dont on a besoin pour l’école. C’est pourquoi je trouve ça bien personnellement. »
- 13
« Tu as accès à internet, enfin à Safari. Mais, YouTube, Netflix et tout ça sont bloqués […] donc c’est vraiment limité, mais bon. »
- 14
« Ce que je veux dire, c’est qu’un tutoriel serait une bonne idée ou sinon il faudrait peut-être que, quand on est nouveau dans la classe, le professeur principal demande : “Qui a une nouvelle tablette ?” »
- 15
« Je pense que ça dépend encore une fois de la classe et de l’enseignant. »
- 16
« Et au final, on finit par ne pas utiliser du tout l’iPad. »
- 17
« J’aime bien écrire sur une feuille de papier […]. J’avais besoin de mes classeurs, j’avais besoin de mes cahiers, j’en avais tout simplement besoin. »
- 18
« Je ne soutiens pas ce genre de choses. Je suis de la vieille école, on m’a encore appris à écrire sur papier. »
- 19
« Au lycée sportif, on peut télécharger une appli en deux secondes, alors que chez nous, ça prendrait un quart d’heure. »
- 20
« Ça provoque souvent des conflits […], parce que l’élève a raison à propos de la batterie et le prof a raison de vouloir que les élèves soient en mesure de suivre le cours sur leur iPad. »
- 21
« Malheureusement, c’était une période un peu difficile financièrement pour mes parents, donc ils n’avaient pas les moyens de payer une classe iPad. »