Les espaces numériques offrent aux jeunes de nombreuses possibilités pour créer, entretenir et approfondir des relations sociales au-delà de la distance physique, des différences d’âge et des différentes sphères de vie (p. ex., temps libre, école, famille, couple). Les entretiens qualitatifs menés auprès des jeunes indiquent que ces derniers passent facilement d’un environnement à un autre, avec toutefois des variations en fonction des générations et des personnes. Les plateformes telles que Snapchat, Instagram, Telegram ou Discord servent principalement à échanger entre amis. Un participant âgé de 18 ans explique à ce sujet lors de son entretien : « Meine Eltern haben zum Beispiel kein Snapchat […] ich finde halt Snapchat besser, aber alle Erwachsenen haben eher WhatsApp, also schreibe ich da, ja. »28 (Theo, 18 ans) WhatsApp et Facebook font en particulier office de pont entre les générations. Amélie, 20 ans, raconte par exemple : « Ah ech hu Facebook. Wéinst menger Bomi. »29 Julien, 21 ans, exprime un avis similaire : « Ech hunn och Facebook, halt wéinst menge Grousselteren, mee ech ginn awer net drop. »30 Celui-ci utilise Facebook en premier lieu pour des raisons familiales, mais ne considère pas la plateforme comme un élément central de son quotidien numérique actif. La différence générationnelle observée dans l’utilisation de cette plateforme s’explique entre autres par des habitudes de communication et des expériences de socialisation médiatique différentes : les jeunes expliquent que les membres plus âgés de leur famille préfèrent souvent les plateformes bien établies et qui leur paraissent plus « simples » comme WhatsApp ou Facebook, alors que la communication entre pairs est plutôt influencée par les tendances.
Réseaux familiaux transnationaux
La communication numérique occupe une place particulière au sein des réseaux familiaux transnationaux, autrement dit des familles dont les membres sont répartis dans plusieurs pays (Hepp et al., 2011). Au Luxembourg, un pays dans lequel la migration et la mobilité façonnent fortement la société (cf. Chapitre 3), cette réalité apparaît clairement. La section 5.2 révèle que les jeunes d’origine migratoire, notamment ceux de la première génération, utilisent généralement plus souvent les appareils numériques pour rester en contact avec leurs proches que les autres. Ils accordent par conséquent une plus grande importance à cette fonctionnalité. L’échantillon de l’Étude qualitative sur la jeunesse est lui aussi composé d’adolescents et de jeunes adultes originaires de différents pays, qui se sont installés au Luxembourg pour leurs études ou leur travail, et qui ont donc été interrogés sur leur utilisation des médias numériques. Ces jeunes soulignent à quel point le fait de pouvoir joindre leur famille grâce à des moyens de communication numériques tels que WhatsApp ou Messenger, et de passer des appels vidéo, est essentiel et irremplaçable à leurs yeux pour garder contact.
Mamadou illustre bien cette situation. Ce jeune homme de 20 ans a grandi dans un pays francophone d’Afrique de l’Ouest et a déménagé au Luxembourg pour ses études. Il raconte passer au moins une heure par jour au téléphone avec sa mère par le biais de WhatsApp ou de Messenger. Il explique que ce type d’appel lui coûte moins cher que les appels internationaux passés au moyen d’un opérateur de téléphonie mobile. Il déclare : « On parle toujours en Messenger […] plus qu’une heure, deux heures […] avec ma mère. » (Mamadou, 20 ans) Mariana (27 ans), qui a quitté le Portugal pour s’installer au Luxembourg avec ses parents à l’adolescence, constitue un autre exemple. Pendant son enfance, ses grands-parents jouaient un rôle majeur dans son éducation. Aujourd’hui encore, une grande partie de sa famille vit au Portugal. Elle communique avec les membres de sa famille par le biais de groupes WhatsApp, au sein desquels les conversations peuvent être personnelles ou plus informelles. Mariana explique que des photos sont régulièrement partagées dans le groupe, et que les autres membres de la famille y réagissent de diverses manières (p. ex., par des emojis ou du texte). Emma (22 ans) a elle aussi déménagé au Luxembourg, à l’instar de Mamadou et Mariana, mais elle y a été élevée par une mère d’accueil au Luxembourg depuis son plus jeune âge. Elle n’a rencontré sa famille biologique qu’à l’adolescence. La communication par le biais de médias sociaux, en particulier Facebook et Instagram, occupe une place importante dans sa vie. Elle raconte : « Da haben wir Nummern ausgetauscht, Facebook ausgetauscht, wie das dann so ist, und in diesem Punkt finde ich die sozialen Medien sehr interessant, dass man von so weit kommunizieren kann und auch für diese Sache ist mir das Handy sehr wichtig auch. »31 (Emma, 22 ans) Il ressort clairement de son journal numérique que la communication avec sa famille à l’étranger ne constitue pas une activité ponctuelle, mais une partie intégrante de son quotidien. Elle raconte par exemple avoir communiqué avec sa sœur biologique sur Instagram, qui lui avait alors demandé des nouvelles et qui lui avait signalé que sa mère ne se portait pas très bien : « Instagram hab ich genutzt, um mit meiner biologischen Schwester zu kommunizieren, sie hat mich angeschrieben, wie es mir ging. Und was noch […] Ja, und hat dann mir auch erzählt, dass es unserer Mama nicht so gut geht. »32 (Emma, 22 ans).
Amitiés
Les médias numériques ne représentent pas uniquement un moyen de communiquer avec la famille, ils occupent également une place centrale dans les amitiés. La fréquence et la diversité des amitiés nouées en ligne sont remarquables. Carmen a par exemple rencontré sa meilleure amie sur Twitter (X aujourd’hui) à l’âge de 12 ans. Pendant quatre ans, les deux filles ont entretenu leur amitié essentiellement grâce à WhatsApp et à des appels vidéo réguliers, avant de se rencontrer pour la première fois en personne à l’âge de 16 ans, sous la supervision du frère aîné de Carmen. Cette histoire démontre que les amitiés nées dans l’espace numérique peuvent tout à fait être maintenues et entretenues dans le monde physique. Un autre exemple est celui de Mariana, 27 ans. Son cercle d’amis principal se compose de personnes situées en Afrique du Sud qu’elle a rencontrées en jouant à League of Legends. Contrairement à Carmen, elle ne les a jamais vus dans le monde hors ligne. Ils se retrouvent cependant presque tous les jours, et jouent alors ensemble et échangent sur des sujets liés à la vie quotidienne.
Des amis qui se sont rencontrés hors ligne, par exemple par le biais de l’école, d’une maison des jeunes ou d’une formation, utilisent également les médias numériques pour communiquer et interagir. Une forme de communication récurrente consiste à échanger des messages courts et informels ainsi que des contenus humoristiques de manière ponctuelle tout au long de la journée. L’envoi de vidéos jugées amusantes, de mèmes ou de petits reels – c’est-à-dire de courtes vidéos diffusées sur des plateformes telles qu’Instagram, TikTok ou Facebook – constitue en particulier une forme d’interaction peu engageante, qui ne nécessite pas de réaction directe, mais qui permet de maintenir un sentiment de proximité sociale. Amélie décrit ce type d’échange comme suit : « Meeschtens nëmme witzeg Saachen. Also sou süss Déiere vläicht mat menge Kusinne mee meeschtens sou witzeg Saachen. »33
Par ailleurs, les activités partagées sont de plus en plus pratiquées au sein de l’espace numérique. Des jeux en ligne tels que Brawl Stars ou Fortnite – des jeux multijoueurs compétitifs ou basés sur la coopération – sont particulièrement populaires (cf. Chapitre 8). Les plateformes de streaming peuvent également jouer un rôle dans les rendez-vous numériques. Lucas, 21 ans, indique par exemple avoir recours à Teleparty (anciennement Netflix Party) pour regarder des films ou des séries en streaming avec plusieurs amis en même temps. En parallèle, son groupe d’amis se sert de Discord, une plateforme de discussion vocale et textuelle, pour discuter pendant les films, à la manière d’une soirée film en groupe, mais numérique :
Ich kenne sie [meine Lebensfreunde] schon Ewigkeiten und was wir auch machen, ist, wenn wir nutzen, es gibt eine Applikation über Chrome, die heißt Teleparty. […] Das heißt, ich kann dann über Netflix streamen, […] jeder, der Netflix hat, kann sich dann da einloggen und mitschauen. Das heißt, wir schauen dann Filme manchmal zusammen.34 (Lucas, 21 ans)
Ainsi se créent des espaces numériques partagés, reproduisant les avantages du fait de la présence physique.
Relations amoureuses
Des relations amoureuses peuvent également voir le jour en ligne. Les données empiriques fournissent de nombreux exemples. Tom, 15 ans, tout comme Elias, 23 ans, ont tous deux rencontré leur première petite amie sur Tinder. Tom raconte qu’ils ont commencé à se parler sur l’application, puis qu’ils ont échangé leurs coordonnées afin de poursuivre leur discussion ailleurs, sur Snapchat dans un premier temps. Ils se sont finalement rencontrés en personne. Emma, 22 ans, a quant à elle utilisé Badoo, qui combine réseau social et application de rencontre.
Les entretiens avec les jeunes ont révélé que les applications de rencontre classiques ne sont pas les seules utilisées pour nouer de nouveaux liens ; certains réseaux sociaux comme Instagram le sont aussi. L’un des avantages les plus souvent mentionnés réside dans le fait que les profils déjà existants donnent un aperçu des centres d’intérêt, des réseaux sociaux, des contenus partagés et de l’apparence d’une personne, ce qui facilite la prise de contact. Pour toutes ces raisons, Lucas et Julien, tous deux âgés de 21 ans, se servent d’Instagram pour faire des rencontres. Julien raconte avoir davantage rencontré des filles qui l’intéressaient sur Instagram que par le biais d’applications traditionnelles telles que Tinder ou Badoo.
Les relations ne naissent cependant pas uniquement dans l’espace numérique, mais elles y sont le plus souvent entretenues (Woinoff & Kistler, 2021, p. 319). Le cas de Gabriel illustre bien ce propos. Le jeune homme de 23 ans et sa petite amie ne vivent pas ensemble. Sa journée type commence par un appel vidéo avec elle au réveil : « Dann wird eine Viertelstunde telefoniert und danach wird aufgestanden. »35 (Gabriel, 23 ans).
Interactions parasociales
La multiplication des interactions en ligne s’accompagnent d’une augmentation du phénomène des interactions dites « parasociales ». Il s’agit de liens émotionnels à sens unique que les jeunes sont susceptibles de développer avec des acteurs du monde des médias, tels que des chatbots, des célébrités ou encore des influenceurs et influenceuses. Ceux-ci transmettent un sentiment de proximité sociale, bien qu’il n’existe a priori aucune relation réciproque (Wegener, 2008, p. 194). Theo, 12 ans, illustre bien ce phénomène. Il suit MrBeast, un YouTubeur américain qui s’est fait connaître grâce à ses vidéos où il relève des défis spectaculaires et réalise des cascades devenues virales. Ses vidéos attirent des millions de spectatrices et spectateurs à travers le monde, et en particulier les jeunes. Theo le regarde régulièrement et est particulièrement friand des défis qu’il organise :
Seine Videos kosten fünf Millionen Euro […] das ist einfach anders als andere YouTuber. Also, er macht dann zum Beispiel Challenges: Kann man einen Zug stoppen? […] dann kriegt der seine Kreditkarte zum Beispiel und kann alles kaufen, um den Zug zu stoppen, und wenn er ihn stoppt, dann kriegt der eine Million […] da kann keiner mithalten und das ist einfach spektakulär.36 (Theo, 12 ans)
Liam, âgé de 18 ans, suit le YouTubeur Benx, principalement connu pour ses vidéos sur Minecraft. Grâce à un abonnement mensuel, le jeune homme est devenu membre de sa communauté de fans et a donc accès à un groupe WhatsApp qui permet aux fans de discuter avec leur idole. La possibilité d’interagir directement avec Benx a pour effet d’élargir le lien parasocial existant grâce à un espace d’interaction numérique (en l’occurrence, un groupe WhatsApp).
Contact avec des personnes inconnues
Un autre phénomène concerne la prise de contact avec des inconnus. Celui-ci est parfois le fruit d’une initiative personnelle, souvent motivée par la curiosité et l’envie de tester de nouvelles choses. Tom, 15 ans, voulait par exemple « juste essayer pour voir ». Il précise ensuite qu’il s’est servi de l’application de discussion vidéo Omegle (aujourd’hui ometv) afin de discuter en vidéo avec des inconnus du monde entier auxquels il était connecté de manière aléatoire. L’application lui permettait de passer rapidement d’une personne à l’autre d’un simple geste de balayage, ce qui lui donnait la possibilité d’entrer en contact avec une multitude de personnes différentes. Emma, 22 ans, rapporte une expérience similaire avec Instagram. Elle explique qu’elle a simplement commencé à suivre les profils suggérés : « Dann wurden mir da Leute vorgeschlagen und dann habe ich einfach draufgeklickt und ja, habe ich auch mit denen geschrieben. »37 D’autres jeunes ont toutefois signalé avoir été contactés par des inconnus contre leur gré. Si les jeunes concernés expriment un besoin clair de protection contre les prises de contact non désirées, les paramètres de confidentialité des médias sociaux ne font généralement pas l’objet d’une attention particulière. La possibilité de restreindre les messages à un cercle limité de personnes en modifiant le type de compte et les paramètres de messagerie, reste relativement méconnue. L’exemple de Sophie, 14 ans, en témoigne. À la question de savoir si son compte Instagram est public, cette dernière répond : « Ech menge jo. Also ech mengen ech hunn deen ni, also privat gemaach. Mee […] Also vu que dass ech jo näischt posten, ass dat jo elo net dramatesch mengen ech. »38 (Sophie, 14 ans)
Défis et risques des espaces de rencontre numériques
Si les espaces numériques offrent de nombreuses occasions de créer de nouveaux liens, ils comportent également des risques. Le problème des faux profils a été évoqué à plusieurs reprises au cours des entretiens. La possibilité pour un individu de se cacher derrière une identité numérique fait qu’il devient plus difficile pour les autres de déceler ses véritables intentions et augmente ainsi les risques liés aux rencontres numériques. Les faux profils sont souvent liés à des dangers tels que le cyberharcèlement, le cybergrooming, les discours de haine ou encore la cyberimposture (catfishing) – un phénomène caractérisé par un décalage entre l’identité numérique et l’identité réelle d’une personne (Brüggen et al., 2019, p. 100). Noah (20 ans) raconte être devenu extrêmement prudent : « Ich bin da sehr, sehr vorsichtig eben wegen vielen Fakes und man weiß ja nie, hinter einem Bild kann man sich verstecken, wenn man jemand vor sich hat, kann man sich nicht verstecken »39 (Noah, 20 ans). Ainsi, les premiers échanges avec des personnes inconnues peuvent parfois sembler inoffensifs et amicaux pour certains, mais peuvent rapidement prendre une tournure indésirable. C’est ce qui ressort de l’exemple d’Isabelle. La jeune femme de 23 ans raconte son expérience :
Das war aber auf Snapchat, und da, also er war ehrlich gesagt ganz nett. Er hat auch zuerst mal ein Foto von sich geschickt. […] Da hat er irgendwie gemeint, ja, willst du nicht sehen, was du kriegst. Ich hab gesagt, ich hab nicht verstanden, was er gemeint hat. Und dann hat er angefangen, mir Dickpics zu schicken.40 (Isabelle, 23 ans)
L’envoi d’images sexuellement explicites, telles que ce que l’on appelle des « dick pics », c’est-à-dire l’envoi non sollicité de photos d’organes génitaux masculins, est une forme spécifique du sexting qui se produit souvent – comme dans le cas présent – sans le consentement de la personne qui les reçoit (Brüggen et al., 2019, p. 145). Cette pratique constitue donc un risque majeur pour les jeunes. Ceux qui ont déclaré lors des entretiens avoir été confrontés à du sexting non consenti sont principalement des jeunes femmes. Les études internationales confirment que le sexting intervient dans un contexte de normes et d’attentes sociales spécifiques au genre. Ringrose et al. (2013) ont mis en lumière le fait que les filles sont souvent soumises à une pression plus forte pour envoyer des photos intimes, tandis que des comportements comparables chez les garçons sont généralement moins sanctionnés socialement.
Lorsque des photos ou des messages intimes sont diffusés sans consentement et servent à exposer, à faire du chantage ou à embarrasser la personne concernée, le sexting peut alors devenir une forme de cyberharcèlement. Il s’agit d’un « comportement d’individus ou de groupes qui véhiculent de manière répétée des messages agressifs par le biais de médias numériques, dans le but de nuire à autrui » (Pfetsch et al., 2014, p. 24, trad. pers.). L’étude HBSC révèle que les expériences d’intimidation dans l’espace numérique sont particulièrement fréquentes au Luxembourg. Non seulement les jeunes adolescents âgés de 11 à 14 ans sont davantage touchés que leurs aînés âgés de 15 à 18 ans, mais les filles tendent également à être plus touchées (Catunda et al., 2023, p. 26). L’espace numérique se caractérise par « la possibilité, au moyen des médias numériques, de publier des messages agressifs de manière potentiellement anonyme, à n’importe quel moment et depuis n’importe où, devant un public pouvant se révéler très large » (Brüggen et al., 2019, p. 88, trad. pers.). Bien que le cyberharcèlement n’ait pas été un thème central lors des entretiens qualitatifs menés auprès des jeunes, il a toutefois été évoqué par certains jeunes qui en ont eux-mêmes été victimes par le passé ou dont l’entourage a été confronté à ce type de problèmes. C’est notamment le cas de Noah, 20 ans. Il relate l’histoire d’une jeune fille qui a été si violemment harcelée en ligne que celle-ci a mis fin à ses jours. Il fait part de son sentiment d’impuissance et déplore le peu de soutien que les institutions, comme les écoles, fournissent à ce niveau.
- 28
« Mes parents n’ont pas Snapchat, par exemple […] Je trouve que Snapchat c’est mieux, mais tous les adultes ont WhatsApp en général, alors je leur écris là-dessus, oui. »
- 29
« Ah oui, j’ai Facebook. À cause de ma mamie. »
- 30
« J’ai aussi Facebook, justement à cause de mes grands-parents, mais je vais pas vraiment dessus. »
- 31
« On a échangé nos numéros, on s’est ajouté sur Facebook, la situation classique quoi, et à ce niveau-là, je trouve que les médias sociaux sont super intéressants, le fait de pouvoir communiquer de si loin, et c’est pour ça aussi que mon portable est très important pour moi aussi. »
- 32
« J’ai utilisé Instagram pour communiquer avec ma sœur biologique, elle m’avait écrit pour me demander comment j’allais. Et quoi d’autre […] Ah oui, et elle m’avait aussi dit que notre maman n’allait pas très bien. »
- 33
« La plupart du temps, juste des trucs marrants. Des animaux mignons peut-être avec mes cousins, mais surtout des trucs marrants. »
- 34
« Je les connais [mes amis de longue date] depuis toujours et ce qu’on fait parfois, c’est qu’on utilise une application sur Chrome qui s’appelle Teleparty. […] Avec ça, je peux regarder Netflix, […] et tous ceux qui ont Netflix aussi peuvent se connecter et regarder avec moi. Du coup, on regarde des films ensemble parfois. »
- 35
« On passe un quart d’heure au téléphone, puis je me lève. »
- 36
« Ses vidéos coûtent cinq millions d’euros […] c’est tout simplement un autre niveau que celui des autres YouTubeurs. Il organise des défis par exemple de type : est-ce possible de stopper un train ? […] il reçoit alors sa carte de crédit par exemple et peut acheter tout ce qu’il veut pour essayer de stopper le train, et s’il y arrive, il gagne un million […] personne peut rivaliser avec ça, c’est tout simplement spectaculaire »
- 37
« Puis ça me suggérait des gens, et j’ai juste cliqué dessus et oui, j’ai aussi discuté avec eux. »
- 38
« Je crois que oui. Je crois que je l’ai jamais mis en privé. Mais […] comme je poste rien, c’est pas dramatique, je pense. »
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« Je fais super attention à cause de tous les fakes qui existent, et puis on sait jamais, c’est facile de se cacher derrière une photo, mais quand on est en face de quelqu’un, c’est impossible de se cacher. »
- 40
« Mais ça, c’était sur Snapchat, et là, en vrai, il était plutôt sympa. Il a d’abord commencé par m’envoyer une photo de lui. […] Il était genre, « bah tu veux pas voir ce que tu peux avoir ? ». Je lui ai répondu que je ne comprenais pas ce qu’il voulait dire. Et là, il a commencé à m’envoyer des dick pics »